Le bonus écologique bientôt réformé par le gouvernement

Le bonus écologique bientôt réformé par le gouvernement

Si vous suivez l’actualité du monde automobile, même de loin, vous êtes forcément au courant. Les véhicules thermiques perdent en popularité. Le gouvernement souhaite en effet accélérer le développement des voitures fonctionnant à l’électricité. Pour cela, il envisage actuellement de procéder à une réforme du bonus écologique. On vous en explique tous les enjeux dans cet article. 

Comment fonctionne le bonus écologique actuel ? 

Le bonus écologique existe déjà actuellement. Si vous avez déjà acheté un véhicule électrique, vous en avez peut-être profité. Il s’agit d’une aide financière qui est versée à un conducteur faisant l’acquisition d’un véhicule de ce type. Posséder une voiture électrique permet de réduire son empreinte écologique facilement

Cette aide est destinée à favoriser les véhicules qui n’émettent pas de CO2, qu’ils soient neufs ou bien d’occasion. Actuellement, le bonus écologique concerne les voitures qui fonctionnent entièrement à l’électricité, à l’hydrogène ou bien avec une combinaison de ces deux éléments. Certaines camionnettes peuvent aussi être concernées. 

Le montant du bonus écologique dépend du type de véhicule propre acheté. Il est susceptible d’aller jusqu’à 27% du prix payé pour l’acquisition d’une voiture particulière et peut monter jusqu’à 5 000 euros maximum. Dans le cas d’une camionnette, jusqu’à 40% du coût peuvent être pris en charge, pour un montant de 6 000 euros maximum. Connaître le bonus écologique d’un véhicule permet de savoir quelle voiture acheter en 2023.

Pour calculer ce bonus écologique, trois critères sont pris en compte. Il s’agit de la quantité de CO2 qui est dégagée par la fabrication de la batterie, celle du mix énergétique du pays de fabrication ainsi que la recyclabilité des éléments composant la voiture. 

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Un bonus qui se basera sur un score environnemental 

L’objectif du gouvernement avec cette réforme est clair. Il s’agit de favoriser encore plus l’achat des véhicules propres pour lutter contre les émissions de carbone. Par ailleurs, avec le nouveau système, il a pour but de favoriser les constructeurs de voitures dont les usines se situent en France ainsi qu’en Europe.

La façon de calculer le bonus sera modifiée avec ce système. En effet, elle se basera désormais sur un score environnemental. Des critères élargis seront pris en compte au cours du calcul. Parmi ceux-ci, on trouve : 

  • La chaîne de conception
  • La chaîne de livraison
  • L’empreinte carbone des matériaux employés

Par ailleurs, l’usine de fabrication sera scrutée, puisque son bilan carbone entrera en compte dans le calcul. Il s’agira également de considérer le transport du véhicule assemblé. 

Quel fonctionnement pour ce nouveau système ?

Ce nouveau système est pensé pour être facilement compréhensible par les futurs acheteurs de véhicules électriques. En effet, il se présente sous la forme d’une évaluation comportant 100 points.

Pour être éligible au bonus écologique, un véhicule devra atteindre un certain score. Celui-ci est fixé à 60 points. Par ailleurs, il est possible pour un véhicule de bénéficier d’un traitement de faveur. Pour cela, il doit se présenter sous la forme d’une voiture citadine possédant moins de cinq places assises. L’autonomie maximale de la batterie doit être de 180 kilomètres. 

Si jamais un véhicule n’atteint pas les 60 points, il sera tout de même possible de demander une dérogation. Pour cela, la marque devra prouver que le score est injustifié. 

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L’impact souhaité pour le nouveau bonus écologique 

Ce nouveau système a été imaginé pour considérer les émissions de carbone d’un véhicule sur l’ensemble de son cycle de vie, ce qui n’était pas le cas auparavant. Ceci permet de les évaluer avec plus de justesse.

En effet, l’impact carbone d’un véhicule fabriqué sur le territoire chinois, puis transporté jusqu’en France est bien plus important que celui d’une voiture fabriquée en France. Pour un même modèle, l’impact carbone peut donc être différent, et mener à un score environnemental différent. 

Cette réforme pourrait donc inciter les constructeurs à relocaliser leurs usines sur le territoire européen, ce qui réduirait les émissions de CO2.