Mis à part les problèmes juridiques de Google en Europe, lui forçant à payer 2,4 milliards d’euros, le bras de fer opposant l’organisme Compaign for Accountability et Google se fait de plus en plus rude. Tout deux s’accusent de ne pas être transparents dans leurs activités et déclarations.

CFA déballe au public les financements douteux de Google auprès d’universités de renoms pour leurs intérêts

De 2005 à 2017, le CFA aurait recensé 329 thèmes d’études universitaires visant à couvrir ou à défendre les intérêts du géant de l’informatique de Mountain View. Notamment, sur des manipulations législatives possibles, sans parler des recherches techniques ou privées, des brevets, etc,  afin de protéger leurs arrières au niveau de la concurrence. A l’exemple du droit sur la concurrence en 2011, plus de 50 articles sont issus de ce grand travail interuniversitaire. Des recherches ont été financées mais aussi des promotions apparemment rémunérées qui ont suscité une forte suspicion de la part des autorités. Sur ces 329 cas, 54% ont été financés directement par Google et le reste par les institutions lui appartenant ou sponsorisées par le moteur de recherche.

Google rétorque en accusant la CFA de défendre les intérêts de leur grand concurrent ORACLE

Etant un organisme à but non-lucratif, ses investisseurs sont encore méconnus officiellement, mais Google affirme qu’ORACLE est derrière toute cette machination, puisque Ken Glueck, le vice-président de ce dernier avait officialisé en 2016 leur contribution financière chez CfA. Aussi, Google pense ne pas être responsable des agissements de tous leurs partenaires ou de leurs établissements.

Une attitude que la CFA juge fuyard de la part de Google vis-à-vis de ses responsabilités.

Par ces faits, Google ne connaît pas de répit et se démène auprès des plus grands cabinets d’avocat. Sans compter le fait qu’un redressement fiscal de grande envergure l’oppose également à l’Etat français.