Près de 500 employés éparpillés dans le monde entier au sein de la firme internationale Google ont manifesté ce jeudi 01 novembre pour protester contre la mauvaise gestion des cas de harcèlement sexuel au travail. Un dirigeant, haut placé au sein du groupe, accusé d’agression sexuelle aurait en effet reçu une grosse somme à son départ. Outrés par la situation, ces derniers ont observé 30 minutes d’arrêt de travail symbolique afin de se faire entendre.

Un manquement à ses principes

« Don’t be evil » ou « ne faites pas le mal », tel était la devise officielle de Google lors de ses débuts. Les choses auraient-elles changé au point que le groupe cautionne et couvre même certains abus qui se passeraient dans leurs locaux ? Souhaitant garder son anonymat, l’organisatrice de cette manifestation à Dublin s’est exprimée sous le nom de « Kate ». Leur mouvement de protestation est donc animé par une solidarité avec toutes les victimes de harcèlement sexuel, ou de mauvais traitement sur leur lieu de travail. Ils se sont donc réunis dans l’enceinte de la firme en Irlande, qui est le centre européen de Google en raison des avantages fiscaux y existant. L’établissement est de ce fait, le lieu idéal pour les employés qui veulent se faire entendre. Une centaine de salariés ont également suivi le mouvement à Londres et à Singapour au sein des maisons Google.

Une manifestation qui tient la route

En regardant de plus près la situation, on se rend compte que leur manifestation pourrait bien être fondée. En effet, la semaine passée, le New York Times a publié une très longue et approfondie investigation sur Google. Ceci a donc permis de dévoiler que le groupe a couvert ces dernières années plusieurs cas de harcèlement sexuel mêlant certains hauts responsables, qui ont été remerciés avec des sommes colossales. Lors de son départ en 2014 par exemple, Google aurait donc versé pas moins de 90 millions de dollars d’indemnités à Andy Rubin, un des éléments qui ont fait leur succès et créateur d’Android. Plus aberrant même, car ce dernier aurait reçu en plus, un versement mensuel de 2 millions de dollars durant les 4 années qui ont suivi son départ.

Un mouvement mondial

Pour toutes ces raisons, cette manifestation a pris une proportion mondiale. À Londres, les manifestants sont encore plus révoltés par la situation ! Ils soutiennent donc leurs collègues et réclament que les auteurs ne soient ni protégés ni récompensés. À Singapour, ils étaient une douzaine à se réunir dans les locaux du groupe. Pour affirmer leur soutien à leurs semblables, ils ont publié une photo sur Twitter avec la description : « Débrayage de Google pour un vrai changement ». Pour ce qui est de la firme japonaise, Google a refusé l’accès de l’AFP à ses locaux, ce qui ne permet pas de savoir si les employés à Tokyo rejoignent ou non le mouvement. Par ailleurs, aucun d’eux ne s’est fait entendre par rapport à la situation.

comment créer une société offshore?

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here