Les dates de péremption ne seraient-elles plus adaptées aux habitudes de consommation des français ? Le système que l’on utilise depuis de nombreuses années fait aujourd’hui l’objet d’une pétition. Lancée au cours de la journée mondiale de l’alimentation, le projet a gagné en visibilité grâce à la journée nationale contre le gaspillage alimentaire.

Une pétition pour prévenir le gaspillage

Mardi 16 octobre, la pétition #Changetadate a fait son apparition sur la toile. Ce projet, lancé justement à l’occasion de la journée nationale de la lutte contre le gaspillage alimentaire, est une initiative des développeurs de Too Good To Go. L’application, qui a été mise sur le marché pour permettre de sauver les aliments invendus, s’est fait une réputation auprès des citoyens engagés qui luttent activement contre le gaspillage. Après avoir lancé un mouvement alimentaire dans lequel les consommateurs achètent mieux et moins cher, Too Good To Go s’intéresse à la sémantique liée aux dates de péremption.

Le hashtag vise la mise en place de nouvelles mentions qui devraient réduire les pertes alimentaires. À la notation « à consommer de préférence avant le », la start-up veut ainsi que les phrases « mais toujours bon après le… » et « mais aussi après… » soient intégrés sur les packagings.

Ceux qui sont à l’origine de l’initiative pensent que l’obsession concernant les dates est loin d’être adaptée aux réalités, ou aux besoins du marché. Le fameux « à consommer de préférence avant le » induirait les consommateurs en erreur, leur faisant penser que les produits qui dépassent leurs dates de péremption ne sont plus bons à consommer. Les initiateurs du mouvement l’affirment pourtant : l’apposition de cette note ne change pas la consommabilité de la plupart des produits alimentaires.

Les grains, la farine, ou encore les produits secs, sont autant de produits concernés : alors que leur consommation après la date indiquée de péremption ne comporte aucun danger d’ordre sanitaire, ils continuent à afficher cette mention qui devient alors inutile. Également présent sur des produits frais, elle n’apporterait cependant aucune information indispensable au consommateur. Selon les chiffres récoltés par Too Good To Go, ce seraient plus de 20% des produits alimentaires qui seraient inutilement mis à la poubelle.

Une action sur le long terme

La pétition lancée par la créatrice de l’application devrait permettre d’adopter un mouvement à long terme, grâce auquel les quantités d’aliments jetés seront divisées par deux. Tous les ans en France, ce gaspillage alimentaire est alimenté par plus de 10 millions de tonnes de denrées jetées pour des broutilles. Sur cette quantité, 2 millions de tonnes seraient encore propres à la consommation. Un des objectifs du mouvement est de mettre la lumière sur les différences entre la date de limite de consommation, et la date de durabilité minimale.

Si les termes prêtent à confusion, ce ne serait pas seulement par manque de rigueur des industriels, mais aussi pour optimiser les ventes de leurs produits. Grâce à cette approche, Too Good To Go espère suivre l’exemple d’autres pays européens, qui ont amélioré les notations de produits.

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