Le réseau social préféré des français serait face à une obligation de payer une amende. Celle-ci pourrait lui coûter plus d’un milliard de dollars. Elle pourrait être appliquée s’il est prouvé que la plateforme ait délibérément omis d’avertir ses utilisateurs européens quant aux risques de piratages.

Un manque de rigueur face aux protocoles

La loi européenne concernant le Règlement général sur la protection des données stipule qu’un réseau social doit prévenir ses utilisateurs dans les 72 heures en cas de soupçons de piratage. Facebook pourrait, encore une fois, être sanctionné pour son manquement. En effet, le groupe pourrait bientôt être le premier réseau à subir les termes des nouvelles dispositions de la loi européenne sur la protection de la vie privée. Ce Règlement général sur la protection des données, qui a déjà fait couler beaucoup d’encre, a été adopté au mois de mai.

La Commission irlandaise de protection des données a ainsi déclaré que près de 3 millions de comptes Facebook établis en Europe auraient été affectés par le fameux piratage. Cet événement, qui n’est pas le premier en son genre, aurait impliqué le vol de données personnelles. Au cours de la semaine passée, Facebook avait fait savoir que les hackeurs avaient subtilisé un certain lot d’informations titulaires. Ce sont ainsi plus de 29 millions d’utilisateurs qui seraient directement concernés.

En septembre, le réseau avait affirmé que le nombre de comptes atteints avoisinait les 50 millions. De ce chiffre initialement dévoilé, les pirates auront donc volé les données de 30 millions d’utilisateurs, après avoir détourné les clés d’accès. Parmi les informations volées, les noms, les dates de naissance, lieux de travail, ville d’origine, et autres coordonnées sensibles auraient attiré les pirates. Les adresses courriels ainsi que les contacts téléphoniques seraient aussi concernés.

Outre ses informations, les pirates se seraient aussi emparés des données telles que le sexe de l’utilisateur, les informations sur sa situation amoureuse, son niveau d’éducation, sa date de naissance, ou encore son lieu d’habitation. Un lot de données sensibles qui retracent l’ensemble de la vie et de l’identité des internautes, constituant une base d’informations complètes et exploitables par les grands groupes. On sait aujourd’hui que les pirates avaient pu visionner ces comptes comme s’ils en étaient les titulaires. Les fonctions de publications et de modifications de contenus seraient cependant restées inaccessibles.

Mark Zuckerberg était favorable au RGPD

CNBC affirme que ce piratage des utilisateurs européens a constitué le premier test important pour l’application du Règlement général sur la protection des données. Depuis son entrée en vigueur dans l’Union Européenne en mai, il n’a pas encore pu être évalué, ou appliqué à des entités de référence. Ce règlement est adressé aux entreprises présentes numériquement dans l’UE. Facebook avait alors exprimé son approbation, en soulignant que l’approche était « un pas positif pour internet ».

Récemment interrogée, la plateforme assure garder ses positions, et affirme que le FBI l’avait sommé de ne pas mentionner les cerveaux de ce piratage. Si l’action semblait avoir une visée politique, l’hypothèse aujourd’hui retenue privilégie la piste de simples escrocs.

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