Greenpeace dévoile son classement des fournisseurs d’énergie verte. L’ONG, qui a passé en revue les activités des différents fournisseurs d’énergie, a finalement mis à jour le statut de ces acteurs économiques. Parmi eux, seulement 3 entités proposent une énergie réellement verte. D’autres groupes, qui jouent pourtant sur des arguments verts pour attirer une plus large clientèle, seraient loin de respecter les critères établis par l’ONG.

Les petits fournisseurs à l’honneur

Le secteur de l’énergie verte reste un domaine où le grand public ne comprend pas réellement ce qu’ils achètent, ou ce que les fournisseurs leur proposent réellement. Selon la chargée de campagne de Greenpeace, le marché serait « illisible » pour le consommateur lambda. Les fournisseurs, qui sont très nombreux à acheter leurs certificats de « garantie d’origine », seraient bien loin de respecter les critères établis par l’organisme.

Ces certificats, qui assurent que les quantités d’énergie renouvelables mises en vente sur le marché équivalent à celles qui sont injectées sur les réseaux électriques, ne garantissent pas la qualité des produits qui sont mis à disposition sur le marché Français et Européen. L’analyse lancée par Greenpeace le prouve bien, et montre que les réalités sur le marché ne sont pas toujours conformes aux espérances des consommateurs.

Ce constat confirme, encore une fois, que les fournisseurs peuvent aujourd’hui se contenter généralement d’acheter un certificat vert, sans que le respect des critères demandés ne soit forcément respecté. Beaucoup continuent aujourd’hui d’acheter des quantités d’énergie colossales à des centrales nucléaires, ou à charbon. Sous-entendant que les classements que l’on retrouve aujourd’hui sur la toile ne sont plus entièrement fiables, la firme a pris le parti d’établir sa propre liste des meilleurs fournisseurs d’énergie verte. Et contrairement à ce que l’on aurait pu attendre, ce sont bien de petites entités qui arrivent en tête du classement. En tête de liste, le public retrouve donc Énergie d’Ici, Enercoop et Ilek, qui sont principalement des fournisseurs d’énergie vertes locaux. Un statut qui les place parmi les 5 petits % des entités respectant réellement les caractéristiques d’une production respectueuse de l’environnement.

Carton rouge pour les grands groupes

Au bas du classement, de grands groupes plus connus du public cumulent les cartons rouges. Aujourd’hui, six fournisseurs de référence font donc partie de ces entités qui ne garantissent pas la provenance de leur « énergie verte ». Classés « vraiment mauvais », ces entreprises fournisseurs sont loin d’attirer la sympathie de Greenpeace. En tête de liste, nous y retrouvons Total Spring, et Direct Energie, qui polluent la planète à un niveau très élevé.

Parmi ces inconditionnels des énergies sales et dangereuses se classent également Engie, EDF, Sowee, ou encore Happ-e, qui travaillent principalement grâce au nucléaire, au gaz de schiste et au charbon. EDF voit sa cote de popularité diminuer. Le groupe, qui ne produirait finalement que 10% en énergie verte, continuerait à proposer des énergies bien moins propres qu’elle ne le laisse penser. L’étude incite aujourd’hui les consommateurs à mieux se renseigner sur les sources d’énergie qui leur sont proposées.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here