L’activité des plateformes de vente en ligne a toujours fonctionné sans aucun réel système de taxation. Jusqu’à récemment encore, les Etats-Unis entretenaient un rapport très libre avec ce domaine d’activité. Cela a récemment changé : la Cour Suprême a finalement autorisé la collecte de taxes sur les ventes réalisées en ligne. L’enjeu pourrait bien remanier le paysage de la vente sur internet : il représente plusieurs milliards de dollars.

Une révision décisive

Le secteur de la vente en ligne fait face à un changement majeur. Si de précédents arrêts avaient décrété l’impossibilité d’un prélèvement d’impôts sur la vente à distance, une révision adoptée par la haute cour a finalement relancé le débat. Aux Etats-Unis, il est désormais possible de taxer les opérations commerciales, même lorsque les marchands ne sont pas physiquement présents. Cette absence de présence physique avait d’abord invité à l’adoption d’une approche particulière, sensiblement différente de ce qui est applicable dans le commerce plus traditionnel. La nouvelle décision est évidemment profitable au système, et à l’économie américaine qui peut en espérer une rentrée d’argent conséquente.

Les boutiques, pour leur part, ne sont pas toutes favorables à ce changement : le prélèvement de ces taxes pourrait largement trancher dans leurs bénéfices, les obligeant à revoir leurs stratégies de vente. Face aux boutiques physiques, les magasins en ligne pourraient donc perdre leurs privilèges. Ce malus se constate surtout au niveau des avantages compétitifs qu’ils ne pourraient plus mettre en avant face aux magasins plus traditionnels. Si les adeptes de l’e-commerce s’inquiètent déjà des retombées de ce changement, il y a fort à parier qu’une hausse générale des tarifs est à prévoir. Aujourd’hui, l’établissement de la marge supérieure reste à déterminer, mais impactera invariablement le consommateur.

Des premières réactions peu favorables

Le consommateur sera le premier à ressentir les effets de ce changement. Les réactions générales laissent déjà comprendre que la décision de la haute cour est loin d’être favorable au marché. Le comportement du public et des entreprises le confirme : en quelques heures, la distribution en ligne a perdu plusieurs points en bourse. Amazon, qui a récemment impressionné ses concurrents en dévoilant des chiffres d’affaires record sur une courte période, a perdu 0,91% en peu de temps. Ses principaux concurrents n’auront pas échappé à la dévalorisation éclair : eBay a perdu 2,06%, contre 2,78% pour Etsy.

Le changement aura pourtant été favorable pour les magasins disposant de points de vente physiques : les grandes chaînes ont enregistré une hausse de valeur mineure, mais bien perceptible. Target est celui qui a connu la hausse la plus importante avec 2,08%, tandis que Best Buy et Walmart gagnent respectivement 1,24 et 0,96%. L’action a été initiée par l’Etat de Dakota du Sud, qui avait demandé un recours en justice en Wayfair. Les Etats américains, majoritairement favorables à la démarche, avaient soutenu l’approche.

Si le soutien du gouvernement a aussi aidé à ce remaniement, il a surtout été décidé après qu’un rapport fédéral ait affirmé que la non-taxation de l’e-commerce faisait perdre plus de 13 milliards de dollars aux Etats.

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