Une boutique en ligne mal référencée, c’est comme un magasin physique situé dans une rue peu fréquentée : cela réduit considérablement les chances d’attirer des visiteurs et donc de générer des ventes. Pourtant, les règles de base pour s’assurer un minimum de visibilité dans les pages de résultats des moteurs de recherche sont relativement simples. Au vue des sites qui ne semblent toujours pas en avoir connaissance, il semblait bon de les rappeler… Encore une fois ! Voici dans cette optique une série de 10 conseils pour réussir le référencement d’un site e-commerce.

Comment améliorer la visibilité d’une boutique en ligne dans les SERPs ?

Avant toute chose, précisons que cet article ne vous permettra vraisemblablement pas de faire la différence pour surclasser vos concurrents. Conformément à ce que nous expliquions en introduction, son objectif est de revenir sur les bonnes pratiques SEO à respecter pour préparer le terrain en vue de la réalisation d’optimisations ultérieures plus poussées.

1 – Définir une stratégie de mots clés pertinente

Vous avez très certainement lu ce conseil dans la plupart des articles que vous avez déjà consultés sur le sujet. Et il y a une bonne raison à cela : les mots clés sont et restent la base du SEO.

Par conséquent, vous vous devez de connaître ceux via lesquels les visiteurs et futurs clients de votre site sont le plus susceptibles d’arriver sur celui-ci. Pour cela, partez tout d’abord de vos produits puis utilisez des outils en ligne, par exemple le planificateur de mots clés de Google AdWords, pour déceler les opportunités de trafic organique à saisir. Pour être certain de n’en rater aucune, jetez également un oeil aux positionnements occupés par vos concurrents, pourquoi pas avec SEMrush.

Si votre boutique est déjà en production, n’hésitez pas à analyser les requêtes qui génèrent du trafic dessus via les Webmaster Tools de Google en prenant soin de croiser les données avec vos pages qui convertissent le plus.

2 – Construire une arborescence adaptée

Une fois votre liste de mots clés stratégiques définie, vous pourrez passer à l’étape suivante : la construction de l’arborescence. Partez du principe que les produits correspondants aux expressions les plus concurrentielles doivent être placés le plus proche possible de la page d’accueil. Ils bénéficieront ainsi au mieux de sa popularité, la homepage étant généralement la page la plus populaire d’un site. En les classant par degré de concurrence, vous devriez obtenir une première vue sur l’intitulé et la hiérarchisation de vos catégories et sous-catégories.

Attention toutefois à ne pas vous focaliser sur la seule dimension SEO ! Votre arborescence devra aussi et surtout respecter une logique merchandising de façon à optimiser le parcours d’achat de vos visiteurs. Quelle que soit la page par l’intermédiaire de laquelle ils entreront sur votre boutique, ils devront pouvoir chercher et trouver facilement les produits qu’ils recherchent.

3 – Appliquer des règles d’indexation spécifiques

Toutes les pages d’un site Internet n’ont pas lieu de se retrouver indexer dans Google. Pour un site marchand, il faut notamment veiller à bloquer l’indexation des pages générées via la combinaison d’un nombre trop élevé de filtres.

Prenons l’exemple d’une femme qui rechercherait une robe rouge, en coton, en taille 38 et de la marque Comptoir des cotonniers. La probabilité qu’elle saisisse la requête « robe rouge coton taille 38 comptoir des cotonniers » directement dans Google est très faible, voire nulle. De ce fait, mieux vaut indiquer au moteur de ne pas indexer la page correspondante. En procédant ainsi, vous améliorerez votre pourcentage de pages présentes dans l’index primaire de Google, c’est-à-dire celui où sont répertoriées les pages qu’il juge dignes d’intérêt.

4 – Miser sur un balisage sémantique intelligent

Le balisage sémantique correspond à la codification spécifique à employer pour bien structurer le contenu à la fois textuel et visuel d’un site. Autrement dit, des balises de code particulières doivent être utilisées, à bon escient, pour insérer des éléments tels que les titres, les paragraphes ou encore les images et leurs attributs. Sur une fiche produit, on utilisera idéalement les balises <h1>, <h2> et <p> pour structurer respectivement la désignation du produit, sa catégorie et sa présentation.

5 – Proposer du contenu à forte valeur-ajoutée

Le manque de contenu est une problématique récurrente en e-commerce. Beaucoup de boutiques se contentent de n’en proposer que sur leurs fiches produits alors que les pages qui nécessitent le plus haut niveau d’optimisation sont, sauf cas particuliers, celles des catégories et sous-catégories éventuelles.

Pour donner davantage de poids à ces pages, il faut tout d’abord les enrichir d’un bref paragraphe introductif, idéalement de 150 à 200 mots pour ne pas perturber l’expérience utilisateur. Les plus stratégiques d’entre elles pourront être maillées depuis un ou plusieurs guides d’achat. Ces guides, en plus d’apporter une information utile aux lecteurs, représentent une excellente opportunité de compenser le déficit éditorial rencontré par de nombreux sites marchands.

6 – Créer et animer un blog d’entreprise

Nous aurions largement pu consacrer un article entier à ce sixième point tant il y a matière à le développer. Nous nous contenterons pour l’instant de mettre en avant tous les bienfaits du blog d’entreprise. Dans un contexte e-commerce, il constituera en premier lieu une source de contenu complémentaire à celles abordées précédemment. De même en terme de maillage interne.

Par ailleurs, un blog peut permettre à une entreprise d’entretenir une relation de proximité avec ses clients via le partage d’informations et de photos la dévoilant de l’intérieur : coulisses du support technique s’il est géré en interne, aperçu des stocks, présentation des préparateurs de commandes… Sans compter les bons plans tels que les codes-promo et jeux-concours qu’il pourra servir à relayer.

7 – Développer sa popularité (Netlinking)

Si vous, ou votre prestataire, faites bien votre travail, ce blog pourrait renforcer votre popularité. Dès lors que ses articles seront partagés et cités en source sur d’autres sites, vous gagnerez des liens entrants (backlinks) de qualité de la manière la plus naturelle qui soit.

8 – Rendre son site compatible avec les mobiles

La compatibilité mobile influant désormais sur le classement des sites pour les recherches effectuées sur smartphone, adopter un design responsive est impératif. Nous dévoilions d’ailleurs pas plus tard que la semaine dernière une infographie résumant les enjeux qui découlent de cette compatibilité. De plus, offrir une expérience de navigation optimisée sur smartphone et tablette augmentera vos chances de convertir sur mobile.

Le trafic mobile devrait à terme prendre l’ascendant sur le trafic généré sur desktop. Il en va donc de la pérennité de votre activité !

9 – Gérer les produits en rupture de stock

A priori, la fiche d’un produit qui n’est plus en stock n’est pas sensée être encore affichée car elle ne débouchera pas sur une vente directe. Si un réapprovisionnement prochain est prévu, mieux vaut cependant la laisser en ligne, surtout si elle est très bien référencée. Il faudra alors proposer aux internautes de s’inscrire à une newsletter qui les informera dès que le produit sera de nouveau disponible. Dans le cas contraire, on redirigera sa fiche vers celle d’un produit similaire ou vers la catégorie la plus proche. Quelle que soit l’option choisie, elle vous évitera de rencontrer des erreurs d’exploration.

Parce qu’une image vaut parfois mieux que des mots, voici un très beau schéma réalisé par l’agence web AxeNet :

 

10 – Communiquer sur les réseaux sociaux

Dans le cadre d’une stratégie multicanale, on sait que Google Plus est intéressant pour le référencement local. Via Google My Business, il permet en effet de promouvoir le numéro de téléphone, les horaires d’ouverture et d’autres informations d’un point de vente physique au sein même des pages de résultats de recherche. De son côté, Twitter devrait représenter d’ici peu un atout pour le positionnement organique dans la mesure où Google prévoit d’indexer les Tweets. Affaire à suivre.

D’un point de vue global, on rappellera que les réseaux sociaux, au delà de leur vocation purement sociale, sont un plus pour le SEO dans la mesure où les signaux qu’ils envoient à Google contribuent à accélérer l’indexation des nouvelles URLs. Autant dire que vous auriez tort de ne pas y être présent…