France: le déficit commercial se creuse encore en novembre

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Le déficit commercial de la France s’est encore creusé en novembre, pour atteindre 5,7 milliards d’euros contre 5,3 milliards le mois précédent, ont annoncé mardi les Douanes.

Sur 12 mois, le déficit cumulé de la France a atteint 62,6 milliards d’euros, contre 48,2 milliards en 2016, année qui avait marqué un coup d’arrêt à l’amélioration du solde commercial tricolore entamée en 2011.

Selon les Douanes, cette aggravation est notamment due à une «forte poussée» des approvisionnements énergétiques, «dans un contexte de tension sur le prix du baril» de pétrole.

De fait, même si les échanges fléchissent aussi bien pour les exportations que les importations, ces dernières résistent mieux et enregistrent un recul de 0,5%, contre une baisse de 1,6% pour les exportations.

Dans les matériels de transports, «l’excédent fait place à un déficit», en raison d’une baisse des exportations dans l’aéronautique et dans les équipements automobiles. Le déficit se creuse par ailleurs dans le secteur de l’habillement et de la maroquinerie.

Par région, la balance commerciale se détériore avec le Proche et Moyen-Orient, l’Asie et l’Europe, en particulier en raison des approvisionnements énergétiques.

En revanche, la hausse des ventes aéronautiques vers l’Afrique permet d’améliorer l’excédent vis-à-vis de cette zone.

Enfin, «avec l’Amérique, le solde demeure légèrement positif grâce à une hausse des exportations plus nette que celle des importations», indiquent les Douanes. La balance des transactions courantes s’est aussi dégradée, à -3,3 milliards d’euros après -2,6 milliards en octobre, a de son côté indiqué la Banque de France.

Outre le creusement du déficit énergétique, les échanges de services sont redevenus déficitaires à hauteur de 500 millions d’euros, et ce malgré l’excédent des voyages.

La balance des transactions courantes va au-delà des seuls échanges de biens, déficitaires depuis de longues années en France, en prenant en compte ceux des services ainsi que les revenus des investissements et ceux du travail versés entre agents économiques en France et à l’étranger.

C’est le solde des transactions courantes qui, in fine, détermine si un pays a acquis, sur une période, la capacité de prêter des capitaux au reste du monde, ou a besoin d’en emprunter.

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