Décès de David Poisson: une cellule psychologique pour les descendeurs français

Une cellule psychologique a été mise en place pour aider les descendeurs français et l’encadrement après le décès accidentel de David Poisson à l’entraînement lundi à Nakiska (Canada), a indiqué à l’AFP le directeur technique national (DTN) Fabien Saguez à l’AFP.

Les psychologues se sont entretenus, par Skype depuis la France, avec les skieurs et leurs encadrants. Le DTN et David Chastan, directeur de l’équipe de France masculine de ski alpin, avaient rejoint le groupe mardi.

«Il y a eu un premier debriefing avec l’encadrement, puis un autre avec l’ensemble des athlètes en présence de l’encadrement», a précisé M. Saguez.

D’autre part, le groupe va quitter Nakiska dans les prochaines heures pour une destination proche. «On a réfléchi, mais ça ne sera pas avant demain», a ajouté Fabien Saguez.

Aucune décision n’a encore été prise sur la participation des Français aux premières épreuves de vitesse de la Coupe du monde de ski alpin, une descente et un super G les 25 et 26 novembre à Lake Louise, à une heure de route de Nakiska, ou sur leur retour en France pour assister aux obsèques de David Poisson.

«Le travail (avec les psychologues) doit permettre justement de prendre la meilleure décision possible», a estimé le DTN.

Agé de 35 ans et médaillé de bronze mondial en 2013, David Poisson «aurait chuté lourdement après avoir perdu un ski lors de la séance d’entrainement partagée avec d’autres nations (…) Il aurait percuté un arbre après avoir traversé les filets de sécurité», avait indiqué mardi Michel Vion, président de la Fédération française de ski (FFS).

M. Saguez a qualifié l’accident «de pas chance, de vraiment bête» à la chaîne canadienne RDI.

«Malheureusement, l’accident, je le qualifierais de pas de chance, de vraiment bête. C’est ce qui rend l’événement aussi dur à accepter. Et avec le sentiment d’injustice qu’on peut avoir aujourd’hui, parce qu’on en est à ce stade-là. Mais aucune injustice par rapport à qui que ce soit. L’accident est arrivé, il est arrivé de manière bête», a expliqué le directeur technique national.

Un médecin légiste de l’Alberta a été chargé de déterminer les causes et les circonstances de la mort du skieur. Une enquête policière sera ouverte si, «dans le dossier, il y a des éléments de nature criminelle ayant conduit au décès», par exemple une négligence ou un manquement en matière de sécurité, a précisé Curtis Peters, porte-parole de la Gendarmerie royale du Canada (GRC).

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