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Dakar-2018: Despres sonne le réveil de Peugeot

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Written by Magalie Leduc

L’empire contre-attaque! Vainqueur de la deuxième spéciale dans les dunes de Pisco, Cyril Despres a lancé dimanche le Dakar de Peugeot qui, avec un triplé, a rattrapé son faux départ de la veille.

Vrai réveil ou stratégie? En trustant le podium, le constructeur au lion a réussi le premier test de l’épreuve sur le sable péruvien avec brio, alors que son week-end avait mal débuté samedi, sans aucun pilote dans le Top 10.

En partant de plus loin dimanche, dès potron-minet, les Peugeot ont pu bénéficier des traces des autres favoris qui se sont cassé les dents en ouvrant cette spéciale piégeuse de 267 km au lieu des habituels motards, l’ordre de départ étant inversé par les organisateurs pour épicer la course.

«Il y a des jours où il faut ralentir», glisse Despres, qui évoque aussi «une bonne journée» et le comportement de sa 3008 Maxi: «C’est la première fois qu’elle roulait dans des espaces comme ça. Elle a été efficace.»

Stratégie volontaire de lever le pied samedi pour accélérer le lendemain ou pas, l’équipe dirigée par Bruno Famin a remis la main sur le général, désormais dominé par Despres, et Sébastien Loeb a repris des couleurs.

Le pilote alsacien a résolu le problème de freins qui l’avait contraint samedi à abandonner plus de cinq minutes à Nasser Al-Attiyah (Toyota). Il a terminé 3e à 3 min 08, derrière Stéphane Peterhansel, et n’est qu’à une marche du podium, 4e à 6 min 09 de Despres.

‘Survivre au Pérou’

«L’objectif, c’est de survivre au Pérou sans perdre trop de temps», explique le nonuple champion du monde des rallyes. «On est dans le bon rythme apparemment.»

Le classement général lui donne raison: alors qu’il craint les dunes, Loeb devance désormais de près de six minutes un spécialiste en la matière: Al-Attiyah, leader dimanche matin en quittant le bivouac, a connu avec son copilote Matthieu Baumel, malade, une journée difficile terminée au 8e rang, à 14 min 51 de Despres.

«Je n’étais pas détendu comme normalement. J’avais le stress» d’ouvrir la spéciale après la victoire de la veille, explique Baumel, victime de nausées. «J’avais une très mauvaise visibilité. Je voyais de la même couleur le ciel, très clair, et les dunes, ce qui a commencé à me perturber.»

Autre équipe ambitieuse à avoir ramé dans les dunes, Mini: son pilote américain Bryce Menzies a abandonné après un accident en début d’étape, alors que deux autres, Yazeed Al Rajhi et Boris Garafulic, se sont percutés.

Pour Toyota comme Mini, il faudra vite se ressaisir lundi, entre Pisco et San Juan de Marcona (502 km, dont 295 de spéciale) sur un terrain similaire. Ils savent qui imiter…

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Magalie Leduc

Professeur de français, je suis également rédactrice pour Hyperconnectes.fr. J'écris principalement pour la partie économique qui m'intéresse particulièrement, mais il m'arrive aussi de poster sur d'autres sujets au gré de mes envies.

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