Après Irma, des Guadeloupéens en quête de nouvelles de leurs proches sur les réseaux sociaux

Sur les réseaux sociaux, l’angoisse montait jeudi parmi nombre de Guadeloupéens, sans nouvelles de leurs proches établis à moins de 300 km, à Saint-Martin ou Saint-Barthélemy, après le passage dévastateur de l’ouragan Irma mercredi.

«Toujours sans nouvelles de ma soeur et de son mari vers l’Anse des Cayes», au nord de Saint-Barthélemy, indique Vanessa via un nouveau groupe sur Facebook, «Cyclone Saint-Barthélemy, infos et solidarités».

Les messages affluent sur ce réseau, très utilisé aux Antilles. L’un cherche son père, resté dans sa maison en bord de mer pendant la tempête. Une autre sa grand-mère, ses oncles, ses tantes, ses cousins et leurs enfants.

Selon les derniers chiffres, Irma, qui poursuit sa route dans les Caraïbes, a fait 9 morts, dont 8 dans la partie française de l’île franco-néerlandaise de Saint-Martin. Le bilan n’est pas encore connu pour Saint-Barthélemy.

L’œil du cyclone, d’environ 50 km de diamètre, qui a touché ces «îles du Nord» mercredi matin, est resté environ 1h30 sur Saint-Barthélemy avant d’atteindre Saint-Martin. Les deux îles avaient été placées la nuit précédente en alerte violette, avec confinement des populations.

Les deux îles sont maintenant sans eau potable, sans électricité, les bâtiments publics inutilisables, les maisons détruites, les arbres arrachés et les services de secours eux-mêmes dévastés.

«On pense à vous»

La Guadeloupe, qui avait été placée en vigilance rouge cyclonique, a également été touchée mais dans une moindre mesure. Quelque 1.500 personnes ont été hébergées dans des abris, et 8.000 foyers ont été privés d’électricité.

Sur les réseaux, on tente de se rassurer. Mais parfois des informations erronées ou datées circulent. «Il n’y a pas de mort», affirme ainsi une jeune femme, alors que les médias locaux en Guadeloupe viennent d’annoncer le bilan provisoire de 8 morts et 21 blessés à Saint-Martin.

Quelques informations rassurantes émergent aussi sur la toile: «Quelques nouvelles, à Gustavia, Grande Saline, Grand Fond, L’Orient et Saint Jean: apparemment pas de victimes mais que des blessés légers», indique Stéphane qui voit cette petite phrase «likée» par de nombreux internautes.

Depuis la métropole, les familles et proches envoient des messages de compassion. «On pense à vous», «On vous soutient», ou encore «Solidarité aux Antilles».

Les antennes des radios locales ont été ouvertes pour passer des avis de recherche de particulier à particulier.

Des associations se mobilisent aussi un peu partout et diffusent leurs appels à contribution sur les réseaux sociaux. C’est notamment le cas de Gwada Riderz, qui publie un appel «afin de récolter des denrées alimentaires non périssables, des vêtements, des bougies», donnant des points de rendez-vous.

Sur Twitter, certains goûtent peu l’élan de solidarité qui se crée: à l’appel aux dons de La Croix Rouge, certains gazouillis, loin d’être majoritaires, répondent que «pour une île de milliardaires, non merci».

Pour ceux qui attendent, l’angoisse monte au fil des heures qui les séparent des dernières nouvelles reçues des familles confinées pendant le cyclone. Sur Facebook, Elodie lâche à une amie paniquée: «Essaye de dormir un peu, ma biche, on ne peut qu’attendre et prier».

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